[ au pays des sombres merveilles ]

c'est pas si simple...

Quelques uns de mes écrits, pas de poèmes seulement un enchainement de mots déposés ici pour passer le temps...
Partager avec vous ces quelques maux qui me bouffent...

-en construction-

le 16/11/2008 à 20h46

J'ai croiser un homme un jour, les joues creuses et les yeux noirs qui m'a aboyer sa haine et qui m'a renvoyer le courage de me battre, d'envoyer chier tout et tous ceux qui m'encombrait. J'ai ravaler ma dignité et ma fierté puis je suis revenue sur quelques erreurs, ils a ramener en moi l'envie et le besoin de créer... Pourtant à ses yeux seul l'autodestruction est de l'art sincère.


C'est dans les mains des plus désespérés que je trouve ce que j'ai besoin de voir...

J'ai le cerveau cramé, les mains qui tremblent.


C'est reparti. Je me lève après une nuit où j'aurais somnolé devant quelques films glauques et prenants plutôt que dormi. Il est 6h00, l'eau froide de la douche me sort de ma léthargie. Je me vois dans le miroir... j'ai envie de vomir... Je m'habille, jean déchiré, rapiécer dégueulasse, un débardeur noir un peu trop moulant. J'enfile mon cuir et je sors, le chemin est plongé dans la nuit. J’arrive à l'arrêt de bus je respire un grand coup, l'air est tellement froid qu'il me brûle la gorge. Elle me parle sans s'arrêter, me raconte ces vacances, elle c'est ma voisine, une petite bourgeoise égocentrique et hypocrite. Ce qu'elle ne sait pas c'est que je m'en contre fou de sa vie, de son pognon et de ses soirées VIP. Je m'assoie sur le bord du trottoir et roule mon joint. Je le fume, je monte dans le bus la musique dans les oreilles, c'est peut être un peu fort car le chauffeur gueule j'me contente de soupirer il m'emmerde encore alors je descends et tout s'enchaine. J'achète des cigarettes, observe mon café couler de cette minable machine, encore un café sur le trottoir. Quelques sdf débarquent je les connais tous sur le bout des doigts, ces gens c'est comme ma deuxième famille. On discute, je suis en retard. Je monte dans un second bus sensé me mener au lycée, j'y arrive les yeux gonflés et l'esprit brouillé, incapable de répondre aux surveillants, incapable de donner une raison à mon retard, je monte les marches avec un billet sans motif et lorsque je pousse enfin la porte c'est pour me faire engueuler...

Merde! demi-tour. Je cours après le temps après la pluie, après la nuit. Je vais boire un coup puis deux et biens d'autres. Je gerbe mais j'ai encore de l'espoir...

merci à l'immortalité...

le 04/11/2008 à 17h35
Tu savais bien que la vie finirait par nous séparé, tu n’as pas daigné m’offrir un brin de ton temps, ne serait ce qu’une poignée de minutes d’où l’on aurait pu extirper un peu d’inspiration… t’as préférer expirer des insanités sur la vieille dame d’en face en tâtant le filtre d’une cigarette partie en fumée… t’as l’esprit enfumé limite embué mon vieux, nos chemins se séparent et tu passe ta vie a regretter tes espoirs perdus. C’est dans l’obscurité que tes poings s’entrechoquent avec le mur, et tu dévoiles des nuits sans rêves…tu te lève le regard hagard et devant ton miroir tu supplie la vie de t’offrir une chance, une nouvelle et une dernière que tu ne pervertiras pas… mais ton reflet devient innommable et lorsque tu délie ta langue elle fourche et viole l’esprit des autres… tu voudrais ressentir ma peau et mon regard sur toi mais je suis ivre de vie, et toi tu n’as pour obsession que cette nuit glaciale et le tombeau de tes sanglots qui on prit trop d’ampleur.  



J’ignorais que tu pouvais faire tant d’étincelles avec de simples maux et je refuse de me laisser entrainer une fois de plus dans tes tumultueuses explications, tu me colle des frissons incompréhensibles quand tu parle. Une réaction épidermique qui cache le dégoût que tu pourrais lire sur mon visage. Tu as brisé ma folie, depuis je reporte mes erreurs sur ton dos pour que le monde soit à mes pieds. Tu es fait d’un silence immortel et maitrise si bien les non-dits que je ne mesure plus mon piètre savoir incomparable au tien.

enfant d'putain

le 12/10/2008 à 19h29

Bonsoir, J'ai la gueule de bois et je sent le chien.


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 La lumière du jour se couvre et laisse place à une nouvelle nuit sans sommeil où j'épuiserais toute mon encre. J'ai mal aux articulations et ma main cri à la crampe de l'écrivain quand je ressasse mes mots sans leurs maux... J'aime cette sensation instantanée de précipitation de l'inconscient qui reprend le dessus après plusieurs mois où je l'ai emprisonné pour l'étudier et le manipuler... mais oublier ne pourra jamais se conjuguer à un futur à long terme. Ce qu'on occulte revient toujours à la surface un jour, mieux vaut combattre que fuir. Aujourd'hui je regarde le monde du haut de mon toit et j'veux que les gens prennent conscience de ce que je suis: un paradoxe, une histoire, tout le monde et rien ni personne à la fois... 


J'use et j'abuse de syndromes dont les explications restent floues. Je vis sans trop savoir pourquoi et mon bien être éphémère n'a jamais su rattraper tout ce qui ronge mon être. Puis j'ai froid, froid à l'intérieur, je n'ai plus de limites...

trève de bonne tenue...

le 05/10/2008 à 17h50
"Ses gestes ont été comme une insulte à l'âme mais je repars la tête haute, quelques bleus au corps..."
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Les doigts immobiles, glacés sur les touches noires et blanches, poussiéreuses... Je ne sens plus d'animation dans ma poitrine... je ne sais plus, je ne peux plus lâcher mes larmes sur ce destin, je ne ressens plus ma musique, mes mots sont pâles et sans goûts... tout est terne sans eux...
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Je regrette de ne pas être moins compliquée, de ne pas être vaccinée contre les tourments mais d’une certaine façon il n’y a que ces derniers qui me poussent à écrire autant. J'aimerais tant ressentir à nouveaux la chaleur de l'intuition artistique qui m'habitait, je ne peux plus me satisfaire de ce que je suis.
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Il y a ces mots que je ravale chaque jour, ces mots qui ne m'aident pas à faire comprendre aux autres que rien ne sert de s'apitoyer. Eux ils sont omniprésent, gênant, encombrant... je voudrais les voir disparaitre, ils sont nocifs. Tous inconscient et enterrés... Regarde les ma tendre, ils pourrissent. Ils se détruisent et me dévore de l'intérieur, ils rongent mes entrailles. Je voudrais leur dire qu'ils sont blêmes, superficiels et obscènes... j'aimerais tant savoir m'y prendre avec les gens vivants... mais c'est tellement merveilleux de se tenir suffisament loin de tout et surtout de l'être humain pour pouvoir se permettre de l'étudier et de le juger...

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J’essaie tant bien que mal de vivre avec un dégoût permanent en travers de la gorge. Il n’y a que la rage qui me tienne en vie actuellement. Je me raccroche à une multitude de petites choses insignifiantes tel qu’une mélodie ou quelques mots mais rien ne pourra jamais compensé tout le mal qui a déjà été fait…

 

Je laisse aux autres la sérénité si difficile à atteindre, chez moi se sont explosions de colère, cris et coups. Je sens la vie qui grogne en moi mais aussi l’attente. Cette longue attente qui parfois endort ma hargne.

 

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