[ au pays des sombres merveilles ]

darling saute avec moi

j'ai la tête ailleurs, complètement fonsdée...voyez donc ce qui en résulte...

Elle était là, larmoyante les yeux gonflés et les mains tremblantes. Elle marchait sans but, tout droit en traînant les pieds, elle trébucha sur un de ces lacets mais ne tomba pas, pourtant elle aurait voulu s’arracher la peau contre l’asphalte, laisser une marque sanguinolente sur le bitume comme pour marquer le coup et laisser une trace de ce jour, ce jour de plus où tout allait mal et surtout un des derniers jours de sa vie…

 

Elle, on en parlait beaucoup alors que personne ne la connaissait. Ces longs silences et ces regards vides intriguaient. Elle était intouchable, elle savait sélectionner les personnes qu’elle voulait fréquenté. Il était impensable pour elle de parler à n’importe qui. C’est bien simple, étant déçue par tant de gens elle avait fini par ne plus sélectionner personne…

 

Je crois que cette petite malgré son air égaré et effaré en connaissait long sur la vie et était habituellement loin de la détester. Je la croisait souvent au détour d’une sombre ruelle son appareil photo autour du coup ou rêvant sur les vieilles balançoires du square. Elle écrivait semble t’il, mais qu’écrivais t’elle ?… Je crois que personne ne pourra le savoir. Elle semblait enfermé ses tourments et son imagination dans ce carnet de velours qu’elle serrait si souvent contre son cœur.

 

Je pouvais resté là, à l’observer pendant des heures, jamais je ne me lassait de ses yeux noirs, de ses longs cheveux blonds ou de ses mains si longues et fines… Durant des mois je l’ai vu chaque jour à la même heure et au même endroit, j’avais enfin réussi à prendre mon courage à deux main, ce soir j’irais la voire.

 

Lorsque je suis arriver je l’ai aperçu sur le banc, elle m’a regardé droit dans les yeux pour la première fois, m’a salué et à tirer de son sac une corde nouée… elle me l’a tendu et elle est partit. Je suis rentré chez moi et je me rappelle que le lendemain quand je me suis levé je me suis senti léger, je suis aller dans la cuisine, j’ai avaler un café debout tourné vers la fenêtre comme d’habitude. Le ciel était blanc, la rue déserte. En me retournant je me suis retrouver face à des pieds... Les miens. Mon corps accroché à cette corde était froid, mon visage déformé par la douleur et mon cou arborait des couleurs que je n’avait jamais oser porter…


La mort m’allait si bien…

retour dans le passé...

le 26/03/2008 à 20h04
Je pousse la porte, la pièce est sombre, les volets sont clos. Seul une ampoule de couleur rouge éclaire l’endroit de façon à distinguer les probables obstacles. Un de ces morceaux de musique instrumentale qui vous accroche les tripes passe sur la chaîne stéréo. Sur le bureau sont disposées des dizaines de tasses à café, ainsi qu’un verre d’eau où trempe une de ces satanés pompes.



J’étais venue sans but aucun, je m’attendais à le trouver accroupi, prostré sur son tapis et sous la fenêtre comme à son habitude mais aujourd’hui, il n’y avait personne. Sa mère m’avait ouvert la porte, le visage fatigué. Elle n’était pas surprise de ma visite, elles devenaient habituelles étant donné que le seul moyen de voir son fils était de venir le voir depuis qu’il s’était cloîtré ainsi. Il ne répondait plus au téléphone, ce dernier était coupé depuis bien longtemps, « une source de mauvaises choses » disait il l’air concentré mais le regard dans le vide, cela le discréditait de toute conviction. Il était toujours flou et indifférent, cela ne me choquait plus.



J’avais réservé ma journée, ma soirée et ma nuit pour lui, du temps à perdre jusqu’au lendemain…Alors je décidais de m’installer sur son lit le temps qu’il revienne de je ne sais où. J’étais là depuis deux heures, peut être plus lorsqu’il est arriver. Je ne m’étais pas ennuyer, dans ce sordide endroit le temps semblait s’évanouir, alors jamais on ne pouvait se plaindre de le voir s’écouler sans rien faire.

Je me sentais coupée du reste de la terre et avait presque réussi à en disparaître l’espace de quelques minutes…



Il n’eu aucune réaction quant au fait que je sois avachie chez lui, il souri bêtement en fixant l’affiche au dessus de ma tête. Jamais nos regards ne se croisaient réellement. C’était cela entre nous, l’esquive des sujets ou des gestes blessants. Il pouvait ne rien se passer ou se dire durant des heures mais nous étions ensembles et cela nous suffisait. Une relation au dessus du désir et de la chaire, au dessus des mots et d’une quelconque explication. Juste une présence, rien d’autre ne comptait durant ces moments que l’on partageait. Tout ce qui était matériel disparaissait, même nos corps… Sans se regarder, sans se parler on se donnait l’importance que personne ne nous accordait. Nous étions l’exception de la vie de l’autre. L’un ne fonctionnait pas sans son double. L’autre vaquait dans la tête de son reflet…

Au petit matin, après avoir passer une nuit sans baisser les paupières nous nous abandonnions à nos plaisirs irréels, nos paradis artificiels. Je rassemblait mes affaires et partait en cours.


Jamais nous ne serions accro à tout cela, trop libres et indomptables pour s’accuser… malgré les blessures que l’on s’infligeait, malgré cette soirée où il a dérapé avant de redevenir l’animal qui se prive et s’enchaîne en quelques secondes…

C'est allongée au sol, à même le bitume que pathétique-doll se réveille, elle ne se souvient plus de rien... le corps ensanglanté elle se relève brusquement, tremblante, ignorant la douleur qui se dégage de ses blessures...


Elle prend doucement conscience du monde qui l'entoure... une foule purulante qui grouille de tout les côtés... au loin des hurlements mais aucune réelle discution ne parvient à ses oreilles... Elle marche droit devant, personne ne la regarde, elle même ignore où elle va mais elle sait qu'il le faut...


Arrivée au détour d'une ruelle, elle pousse par réflèxe la porte entrouverte d'un appartement miteux, une odeur de moisi emplie l'endroit, son unique pièce est sombre...


Elle jette ses vêtements à terre et s'écroule sous la douche, la couleur de l'eau prends celle de son sang, une heure passe comme ceci avant qu'elle n'arrive à éteindre le robinet et à s'extraire non sans difficulté de la cabine aux vitres sales et brisées...


Elle s'enroule dans une couverture pour se sécher et lentement enfile des sous vêtements affriolants, un long manteau noir, des talons qui lui brisent les chevilles... elle retouche vaguement son maquillage en évitant au maximum son reflet dans le miroir et repasse la porte en sens inverse, le froid l'envahi elle fait quelques pas et finira sa soirée ainsi sur le trottoir n'attendant que l'heure où elle rentrera pour enlasser son ours en peluche...

Je pousse le piston, la goutte apparait au bout de l'aiguille. Mon foulard m'étrangle le bras et je m'accroupis pour faciliter le travail. Mes mains tremblent toujours... Une seule veine est potable, celle qui se trouve sous l'avant bras. Le coude appuyé sur ma cuisse, le poing contre ma tête je suis bien calé mais ma main bouge beaucoup trop. L'aiguille oscille au dessus de la veine, j'attends le moment où elle se trouvera juste en face pour piquer. Mon coeur bat, je fais un suprême effort pour contrôler ma main, elle se crispe sur la seringue et brutalement je plante... L'aiguille m'accroche un peu la peau... un goût amer dans la gorge, pas de flash...



[Il y a chez moi un refus total d'assumer le quotidien qui me poursuivra encore longtemps]

[torture d'un soir]

le 01/11/2007 à 19h57

Une véritée crue, hurlante mais que je refusais d'écouter voir même d'entendre... elle voulais m'ouvrir les yeux sur ce que je suis et je lui ai répondu que j'attendrais et que je préférais que l'espoir me laisse croupir et mourir au fond d'un placard...


J'avais ce teint de fantôme qui chaque jour brisait les sourires des passants et aujourd'hui en plus j'ai ce regard mort qui éteint toute bonne humeur et qui ferait pâlir un visage déjà livide...

Ma haine pénetre partout, elle saute de mes mains et vous envahi par tout les pors comme des impuretés pour vous offrir à vous aussi le privilège de vous grattez jusqu'au sang pour évacuer de votre organisme ce qui ne vous appartient pas et qui finirait par vous salir...

Mais c'est peine perdue, vous verrez par vous même que cette rage va obstruer votre gorge vous empêchant d'hurler... Le silence s'installera, se rendra assourdissant... vous leverez les yeux au ciel éspérant trouver une aide mais il vous aveuglera...


Strié par vos ongles votre visage s'effacera, vos jambes se déroberont sous votre poids, vos doigts se glaceront et là vous comprendrez qu'il est bel et bien trop tard pour oser imaginer y échapper... ce serait bien trop facil, alors enfant du néant et du vide vous glisserez maladroitement à terre pour vous plonger en elle et ne faire plus qu'un.. mais on ne peux fuir sa souffrance, vous resterez deux, elle et votre corps décomposé...

(darling à sauter sans moi)

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